Le 31 août, votre licence arrive à échéance : découvrez ce que vous payez réellement le jour où vous tombez
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Le 31 août, votre licence arrive à échéance : découvrez ce que vous payez réellement le jour où vous tombez

Par Emma ·

Le 31 août à minuit, tous les cavaliers licenciés en France assistent à une expiration silencieuse mais incontournable : celle de leur licence annuelle et des garanties d’assurance qui y sont attachées. On pourrait croire que cette date est juste un coup d’arrêt administratif, mais en réalité, elle marque une coupure nette dans la protection, un véritable carrefour parmi les sentiers parfois boueux de l’assurance équestre.

Le calendrier implacable des garanties de licence à ne pas rater le 31 août

La licence d’équitation en France s’étale sur une saison sportive qui court du 1er septembre au 31 août. Pas une minute avant ni après, cette synchronisation est dictée par l’Institut français du cheval et de l’équitation et suivie à la lettre par la Fédération française d’équitation (FFE). Le fameux contrat d’assurance fédéral précise que les garanties prennent effet dès le début septembre et expirent strictement à la fin août de l’année suivante.

Une date qui, franchement, pourrait être rythmée par un feu d’artifice… si ce n’était pas une échéance d’un genre beaucoup moins festif. Par ailleurs, le renouvellement ne se fait pas en ligne en pyjama confortablement installé chez soi : il faut passer par son club ou association affiliée, en remettant son précieux numéro de licence pour ne rien perdre de ses acquis. Cette précaution évite catastrophes et pertes bizarres de galops que l’on pourra vite regretter.

Les vraies dépenses derrière votre adhésion : un ticket d’entrée dans le vaste monde des protections

Quand on parle du coût réel payé par le cavalier à la rentrée, il est indispensable de distinguer deux aspects : la responsabilité civile – celle qui couvre les dommages causés à autrui – et la prise en charge personnelle en cas de chute ou accident. L’assurance responsable civile plafonne à 30 millions d’euros par sinistre, un sacré filet pour protéger les tiers en cas de cascade malheureuse ou de pied malencontreux dans un pare-brise.

Mais la protection personnelle, elle, fait figure de petit poucet avec seulement 5 200 euros de frais médicaux remboursés une fois la Sécurité sociale et la mutuelle passées à la loupe. En cas de coup dur, le capital décès plafonne à 21 000 euros pour les adultes, tandis que l’invalidité n’indemnise qu’à partir de 6 % et selon des barèmes très stricts (allant jusqu’à 66 000 euros dans les cas extrêmes).

Renouveler sa licence : l’opération qui évite le blanc total après le 31 août

Noir sur blanc dans la notice fédérale : le 31 août terminé, fini la couverture ! La réalité, c’est que la saison reprend ses droits très vite ensuite, ce qui implique que le renouvellement de la licence soit fait à temps. Nombre de cavaliers découvrent avec amertume que chuter hors garantie équivaut à une exploration solitaire dans un monde où les frais médicaux peuvent rapidement graisser la patte au porte-monnaie.

Cette échéance oblige à vérifier que son dossier est dans les clous : bon numéro de licence, diplômes en ordre, certificat médical à jour – avec des règles un tantinet casse-tête différentes selon que l’on soit mineur ou majeur – et vérification que l’extension responsabilité civile propriétaire (RCPE) est bien souscrite si le cheval appartient à son cercle privé. Car hors action d’équitation directe, le cheval devient un « bâtiment » non couvert sans cette extension.

Un point crucial souvent négligé : le fameux numéro de licence et ses pièges

L’ambition de moderniser son club ou changer d’équipe peut vite tourner au cauchemar si l’on oublie de fournir son ancien numéro de licence. Le rappel est clair : il est unique et immuable, lié à vos exploits, Galops et résultats de concours. Ce cadeau à conserver est de sept chiffres et une lettre, remis chez l’ancien club ou visible sur les diplômes numériques. Sans lui, gare aux pertes définitives de votre historique équestre et à un renouvellement bancal qui peut faire défaut côté assurance.

Plus d’éclairages et conseils pratiques pour anticiper les risques liés aux sinistres et litiges sont disponibles sur ce guide incontournable, histoire de ne pas se faire piquer au dépourvu le jour où tout dérape.

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