L'équipe de France de dressage a conclu les championnats du monde à une décevante seizième place sur dix-neuf nations. Un résultat qui interpelle, mais que le sélectionneur national Jean Morel relativise partiellement : « Nous ne sommes plus au niveau requis », reconnaît-il d'emblée.
Plusieurs facteurs ont pesé sur cette performance en deçà des attentes. Des cavaliers ont décliné l'invitation, d'autres se sont présentés fragilisés après le CDI 3* de Mâcon. Antoine Nowakowski n'a pu qualifier sa jument, faute de places en compétitions internationales suffisantes. Les quatre couples engagés ont donc représenté le strict minimum.
Morel pointe des lacunes spécifiques : manque de concours pour préparer adéquatement, difficultés de gestion de la concentration entre l'échauffement et l'entrée en piste, et phénomènes d'appréhension face à des éléments du cadre (écran géant, caméras) en familiarisation insuffisante.
Des ajustements sont d'ores et déjà envisagés pour soutenir techniquement et logistiquement les cavaliers, notamment Alexandre Ayache et Pauline Basquin avec Sertorius. Le sélectionneur reste confiant pour la qualification olympique, avec trois places encore disponibles.